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Byron et le chant des Alpes(09.02.2010)

Conférence-entretien avec Patrick Vincent, professeur à l’Université de
Neuchâtel, Institut de langue et littérature anglaises
Date 09.02.2010
Date de fin 09.02.2010
Heure de 18:15 à 19:30
Adresse Avenue de Pratifori 18, 1950 Sion
Localité
PDF Byronetalpes (2).ppt
Dans le cadre de notre cycle Des mots et des notes
Type de manifestation Conférence
Public Tout public
Organisateur Médiathèque Valais - Sion / Sion
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Byron et la Suisse

Le 9 octobre 1816, avec la Pisse-Vache baignée de lumière en arrière-plan, Byron rédige une lettre à son éditeur londonien, John Murray, dans lequel il lui donne des instructions précises sur la manière de publier son troisième chant de Childe Harold. Ce voyage marque un tournant fatidique dans la vie du poète. Il est en route vers l’Italie via le Simplon. Il ne rentrera plus jamais en Angleterre. C’est aussi un moment important dans l’histoire de la représentation de la Suisse. Le poème qu’il a composé au bord du Léman deviendra, avec « Le Prisonnier de Chillon » et Manfred publiés l’année suivante, l’œuvre la plus célèbre sur notre pays, la source de maintes imitations (ou encore de parodies) en vers, en musique, en peinture, en photographie et, plus tard, en film.

La poésie « alpestre » de Byron alimentera la mode du pittoresque, servant d’épigraphe ou de légende aux innombrables guides, récits de voyage, « vues » et vignettes qui ont contribué à faire des Alpes un haut lieu du tourisme victorien. Et pourtant, on ne trouve pas cette vision générique de notre pays dans ses propres textes. Le magnifique « journal alpin », en particulier, qui raconte son tour de douze jours à travers les Alpes bernoises, illustre avec éloquence ce que John Ruskin a appelé ses « pensées absolument justes, sages et généreuses ». Patrick Vincent s'appuyera avant tout sur ce texte pour illustrer l’image que le voyageur anglais se fait de la Suisse à l’époque romantique, ainsi que pour essayer de comprendre l’énorme influence de Byron, qui, comme l’écrira Ruskin, « m’a appris le sens profond de Chillon et de Meillerie ».      

 

Le conférencier

Patrick Vincent est professeur de littérature anglaise et américaine à l’Université de Neuchâtel. Sa recherche porte principalement sur la culture romantique. Son livre le plus récent, La Suisse vue par les écrivains de langue anglaise, est paru en 2009 dans la collection « Le Savoir Suisse ».

 

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Contact:: Annie Thiessoz,