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Le pouvoir de l’écrit. Les notaires valaisans au Moyen Age
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L’écrit connaît un brillant essor au XIIIe siècle, dans le Valais médiéval comme ailleurs en Europe. Les archives notariales valaisannes, longtemps conservées à Valère comme un trésor, forment un fonds des plus riches au nord des Alpes.
Le Chapitre cathédral de Sion, qui contrôlait la production des actes privés, a organisé sa chancellerie de façon originale en s’appuyant en premier lieu sur des ecclésiastiques, chargés d’entendre les volontés des parties dans les paroisses du diocèse, ainsi que sur des scribes constituant un « bureau d’écriture » (scriptorium) très actif à Sion.
C’est à cette époque que le recours à l’écrit « se banalise » au sein d’une population qui ne peut ni le lire ni le comprendre, puisqu’il est rédigé en latin. Néanmoins les jurés capitulaires sont vite confrontés à la concurrence de notaires impériaux qui peuvent partout stipuler des actes.
Qui sont tous ces spécialistes de l’écrit, jurés et notaires publics, à la fois créateurs d’actes juridiques, producteurs de mémoire et passeurs entre les générations ? Comment travaillent-ils ? Quels supports utilisent-ils ? Que reste-t-il de leur activité ?
Parmi les quelque 500 registres conservés aux Archives du Chapitre de Sion, c’est à juste titre que sont célèbres ceux du chanoine maître Martin de Sion (†1306). L’un, son registre de notaire public, constitue le plus ancien registre sur papier et le plus ancien minutier en Suisse, tandis que l’autre, un cahier de brouillon, nous renseigne sur la genèse des actes de chancellerie.
Un petit choix de documents donnera un bref aperçu du contenu des minutiers valaisans.
La conférence de ce soir ne sera pas enregistrée.
Entrée libre.
Un apéritif est offert après la conférence par un membre de l'Association des encaveurs de Sion