Ah, une fin d’après-midi dans le salon des Verudrin. Le lecteur se fait mouche: personne ne le voit, mais il voit et il entend tout. Quel délicat plaisir que celui qui consiste à assister au festival des petites vanités, des doucereuses perfidies, des bêtises solennelles auxquelles se livrent les personnages invités.
Monsieur Proust, grand ordonnateur de son univers, nous invite également à vivre la naissance d’une passion: Odette et Swann, Swann et Odette. Soudain par la vertu d’un pianiste modeste, la musique emporte tout : la frivolité, le cynisme, et la cruauté. Le rire cesse, éclate la poésie…
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